vendredi 7 août 2009

Littérature anglaise recherche plume française

"Lire dans le texte" est à la mode et la place accordée à la littérature anglaise dans nos librairies et bibliothèques a considérablement augmenté ces dernières années. Et je dois reconnaître que je n'échappe pas au phénomène.

J'ai beau écrire en français, j'aime beaucoup lire en anglais. J'ai commencé avec Harry Potter, en français, et en anglais pour connaître plus vite la fin de la série ! Puis je me suis attaquée aux Agatha Christie et à des références plus difficiles : Jane Austen, Edgar Allan Poe, Horace Whalpole, William Shakespeare, William Makepeace Thackeray, sans oublier Bram Stoker ou Mary Shelley... J'ai essayé Tolkien mais je n'ai pas pu... Je me suis également cassé les dents sur John Milton avec son Paradise lost (j'ai été trop ambitieuse mais je reprendrai plus tard j'espère). Et puis, après Harry Potter, je suis allée lire dans la même veine The Bartimeus' Trilogy, ou encore la saga Eragon.

Mais quand il s'agit de revenir à l'écriture, après s'être plongée dans 400 pages anglaises, la tâche devient délicate. Alors que certains mots anglais viennent directement à l'esprit, les mots français se dérobent sous ma plume. Aussi, quand retaliation est une évidence, représailles ne se révèle-t-il qu'après quelques minutes de réflexion (ou la consultation d'un dictionnaire anglais-français). Et si backlash se traduit par "retour de bâton", le premier sonne mieux à mes oreilles que le deuxième, périphrase un peu lourde.

Revenir à ma langue maternelle se révèle compliqué, d'autant plus que ce sont souvent les auteurs anglophones qui m'inspirent, et qu'il me semble parfois que la langue anglaise recèle plus de nuances que la française. La française me semble parfois froide, austère, raisonnée tandis que l'anglaise laisse entrevoir un monde de légendes et n'a pas honte de ses origines folkloriques ou merveilleuses.

Il ne reste donc plus qu'à faire comme pour la littérature anglaise : fréquenter assidument la française, s'y replonger et en redécouvrir la richesse. Beau challenge en vérité, car je suis en train de relire... Harry Potter and the Deathly Hallows !

En conclusion : To-do list
  • Passer d'une langue à l'autre et jongler avec les mots.
  • Ne pas croire que parce que l'une me plaît, l'autre est pauvre.
  • Deviner leurs différences et en tirer partie.
  • Réapprendre le français par une fréquentation assidue de mes classiques.
  • Consulter les esprits du thé à la violette sur ce point.

Bien à vous,

Anne Quent

jeudi 30 juillet 2009

Morphée...

Dormir... Je me dis souvent que mon lit est mon meilleur ami. J'aime me réfugier dans les bras de Morphée. Ce dernier me repousse parfois, et va même jusqu'à m'abandonner quelques heures au milieu de la nuit pour mieux me retrouve au milieu de la journée, au moment où je l'attends le moins !

C'est néanmoins au cours de ces étreintes nocturnes que peuvent naître les images et les idées les plus fantaisistes qui enfanteront à leur tour certains des plus beaux passages de la littérature.

L'immobilité du dormeur, associée à l'obscurité de la nuit, a nourri les imaginations. Pendant longtemps, les gens ne dormaient pas allongés mais assis, en partie parce que cette position allongée était celle des morts, de nos gisants d'églises... La mort ne devient alors qu'un long sommeil dont les trompettes du Jugement dernier nous tireraient. Mais malheur à celui qui confondrait sommeil et mort ! Lord Usher s'en repentira après avoir enterré vivante sa soeur, Lady Madeline, qui se réveillera et sortira de sa tombe pour venir le chercher et l'entraîner avec elle, lors de sa chute, dans la mort.

A mi-chemin entre vie et mort, se crée ainsi une frontière ténue où nos rêves, affranchis de toute contrainte, donnent libre cours à l'imagination, aux désirs, aux fantasmes, aux pulsions les moins avouables, où se jouent des scènes improbables et riches de sens et d'ambiguités. Nous jouons et rejouons pour nous sur une scène intime et invisible des évènements, des émotions, des pensées, qui se déguisent et se travestissent pour mieux se montrer ! Mais n'ayons crainte, ceux-ci sont bien souvent oubliés au réveil ! La morale est sauve et le mystère demeure entier !

Et quand la réalité cherche à se rappeler au dormeur, sans y parvenir tout à fait, celui-ci voit son esprit lui jouer les mauvais tours du demi-sommeil. A-t-on rêvé ou vécu ? Qui peut nous dire ? Dans cet état à moitié conscient, rêve et réalité s'unissent en une si parfaite harmonie que personne ne peut en démêler les fils et perd ainsi prise sur le monde. Ce dernier acquiert une dimension insaisissable, et le rationnel et l'irrationnel se retrouvent à égalité.

Le noir, qui dissimule des ombres, tantôt inquiétantes, tantôt familières, et des moments d'intimité, d'amour, de caresses, est là, et cachées derrière, nos peurs, de l'obscurité, de l'inconnu, de l'invisible, de l'incontrôlable, de l'imprévisible et du danger, puis nos désirs. Comment croire notre jeune mariée de La Vénus d'Ille dont le mari meurt dans le lit nuptial, lors de la nuit de noces ? A-t-elle bien senti quelque chose de lourd et glacé s'allonger à ses côtés, son mari arriver peu après et mourir, embrassé par un géant verdâtre jusqu'au lever du jour ? Seule, dans l'obscurité, et étreinte par la peur avant que quiconque rentre dans sa chambre, jeune mariée qui n'a jamais connu d'homme et voit son nouvel époux saoul. Qui croire ou que croire ? Témoin peu fiable ou raison impuissante ?

Ce moment, suspendu entre éveil, en pleine possession de toutes ses facultés mentales, et sommeil, abandon bienheureux, donne naissance à un discours entre simple énoncé des faits, et récit délirant et poétique, étrange et fascinant.

Beau processus de création littéraire, mais également de peurs difficilement surmontables, le sommeil et ses variantes me permettrait de discuter durant des pages... mais impossible !

Les esprits du thé à la violette ont fait les meilleurs efforts ce soir, et vous saluent bien,
ainsi que,

Votre dévouée, Anne Quent.

dimanche 12 juillet 2009

Vacances !!

...
Il fait beau, en théorie, et je pense que j'ai le temps de faire tout ce que je veux (lire, écrire, me reposer, profiter du soleil...). Finalement, je me mets à courir après le temps, bien vite rattrapée par la réalité. Au cours de l'année, je me dis facilement (et je suis sûre de ne pas être la seule) : je n'ai pas le temps, je ne peux pas m'occuper de tout à la fois (mes amis, mon travail, mon ménage, ma vaisselle, ma lessive, mon lit, mes papiers, les démarches administratives, etc), et puis j'aurais le temps pendant les vacances.
A force de tout reporter, je me retrouve avec plein de choses en même temps (et évidemment, celles inintéressantes passent en premier !). Le conflit de priorité est donc vite résolu... ou pas, car je sais bien que l'inspiration me viendra au moment, où fatiguée d'avoir brassé beaucoup d'air, j'aurais envie de me coucher !
Et encore... je ne suis pas à plaindre : j'ai deux mois de vacances...

Bonnes vacances pour ceux qui en ont et bon courage pour les autres (le soleil reviendra quand ce sera votre tour!)

Anne Quent

lundi 6 juillet 2009

Envie d'écrire...

Je me dis souvent que c'est au moment où l'on a le moins le temps que l'on a l'envie d'écrire, et les idées pour noircir sa page de formes bizarres, que seul celui qui a écrit peut lire et comprendre...

C'est toujours pendant mes périodes d'examen, de stress, ou les jours où j'ai un monceau de choses à faire que je suis la plus productive, que je me réserve quelques minutes, une heure, pour écrire et rêver en même temps, tout en écoutant de la musique et / ou en sirotant une tasse de thé (froide au bout d'une heure). C'est d'ailleurs comme ça que j'ai préparé mon bac et ça m'a plutôt réussi.

J'en ai déjà discuté avec une amie qui me disait qu'elle aimerait faire de l'écriture son métier mais qu'elle souhaitait quand même travailler à côté pour vivre et ne pas s'enfermer dans son monde.

Consacrer sa vie entière à l'écriture est sans doute un rêve mais finalement, ce sont de nos expériences, de nos rencontres, de ce que nous lisons, voyons, entendons, sentons et ressentons, dont nous parlons dans les livres, mais à notre manière. C'est finalement une remarque assez plate, mais je suis sûre que si je ne faisais qu'écrire, mon inspiration finirait par se tarir bien vite. Pour moi, la moindre parole, la moindre image peut être un prétexte pour inventer une histoire inattendue, et bâtir un monde imaginaire et parallèle, sans aucun rapport avec notre réalité (certains diront que cela s'appelle "fantasmer", sans aucune dimension sexuelle bien entendu ;) !).

Je pourrai sans doute écrire des pages et des pages sur la façon dont j'aborde l'écriture, mais finalement, je me demande si quelqu'un aurait le courage de lire jusqu'au bout, et puis je suis sûre, chers lecteurs, que vous avez votre avis sur la question...

Que les esprits du thé à la violette soient avec vous !

Anne Quent

dimanche 28 juin 2009

Venez visiter Le Manoir de Gueltenay !

J'ai récemment publié un livre. Pour ceux qui pensent que les esprits du thé à la violette sont des muses comme les autres, voici le résumé :

Qui n’a jamais désiré satisfaire un rêve d’enfance et s’offrir une maison digne d’un conte de fées ? Une jeune femme achète une vieille maison isolée sur un coup de tête, troublée et attirée en même temps par l’étrange aura qui s’en dégage. Sa nouvelle demeure semble profondément marquée par son dernier propriétaire, Lucien de Gueltenay, dont le portrait intriguant trône dans le hall.
Et l’héroïne ne tarde pas à se rendre compte qu’elle n’est sans doute pas seule.
Son récit, qui mêle ambiance gothique et thème fantastique, cherche un équilibre entre la raison et la folie, nourrie par son imagination parfois débridée. Elle mène l’enquête pour arracher le masque de celui qui tient les ficelles de ce théâtre des horreurs.


Le Manoir de Gueltenay...

Bonne lecture et bonne journée !

Anne Quent

Welcome !

Bienvenue à ceux qui aiment lire... à mes fans... et également (ayons une pensée émue pour eux), à ceux qui sont arrivés là par hasard, à la recherche d'une toute autre chose !

Je fais d'ailleurs partie de ces derniers : ceux qui manient la plume ont souvent encore une sainte horreur d'Internet et de toute la littérature bloggeuse.

Et me voilà, à créer un blog pour parler de (moi, de) ce que j'aime, de ce que je fais, étaler mes états d'âmes, les vôtres également, et faire part à mes visiteurs de mon profond intérêt pour les esprits du thé à la violette.

Ces derniers ne sont pas devins, moi non plus d'ailleurs, mais ils se prêtent volontiers aux délires rêveurs par un après-midi pluvieux, si possible avec quelqu'un à l'imagination aussi déjantée que celle qui croit trouver une révélation littéraire dans de bêtes feuilles de thé !

Moments précieux donc...

Bonne lecture ! Bonne journée !

Anne Quent