En ce moment, je relis Dracula (en version originale) et je reste en admiration devant ce roman fondateur pour les vampires qui mêle aussi bien le fantastique que l'horreur. C'est en fait un assemblage de correspondances, d'extraits de journaux intimes et d'articles de presse, de telle sorte que ce qui permet au lecteur de penser que les principaux protagnistes disent vrai est le fait que leurs récits se corroborent les uns les autres - à moins qu'il ne s'agisse d'une hallucination collective. Chacun a son style : on reconnaît le style concis et descriptif du Docteur Seward, le sens de l'observation de Jonathan Harker, la personnalité (faussement) ingénue et quelque peu écervelé mais généreuse de Lucy Westenra...
En même temps, je me demande pourquoi nous avons un roman fondateur pour les vampires, mais aucun pour les loup-garous ou les sorcières par exemple. Dracula a donné naissance au vampire par excellence, de telle sorte qu'il est difficile de s'en éloigner ou de l'éviter : tout vampire, même dans nos romans contemporains, demeure une bête assoiffée de sang en puissance, capable de carnages s'il n'a pas sa dose d'hémoglobine au quotidien.
Dracula a eu une descendance nombreuse, à commencer par Lucy Westenra.
Par contre, Frankenstein, autre monstre passé à la postérité, mais plus ambigu et incapable d'avoir une descendance, n'a eu aucun successeur dans d'autres romans (ou presque).
Que dire des loup-garous ? Dans certains cas, ce sont des monstres, incapables de se contrôler, qui se reproduisent en mordant des humains. Dans d'autres, ce sont des créatures mi-hommes, mi-loups, qui fonctionnent plus ou moins comme une meute de loups et s'interdisent, comme ces derniers, la chair humaine... Ces derniers sont mes préférés d'ailleurs.
J'ai en tout cas peu lu, voire jamais lu, de grand roman à ce sujet. Il y a bien quelques romans contemporains, que j'ai vraiment beaucoup aimés et que je recommande, à l'instar de Blood and chocolate d'Annette Curtis Klause, ou la série Mercy Thompson de Patricia Briggs mais cela fait peu finalement.
Amis lecteurs, j'attends votre avis ! Moi qui choisis toujours le camp des loup-garous face aux vampires, j'aimerais en savoir un peu plus.
En même temps, je me demande pourquoi nous avons un roman fondateur pour les vampires, mais aucun pour les loup-garous ou les sorcières par exemple. Dracula a donné naissance au vampire par excellence, de telle sorte qu'il est difficile de s'en éloigner ou de l'éviter : tout vampire, même dans nos romans contemporains, demeure une bête assoiffée de sang en puissance, capable de carnages s'il n'a pas sa dose d'hémoglobine au quotidien.
Dracula a eu une descendance nombreuse, à commencer par Lucy Westenra.
Par contre, Frankenstein, autre monstre passé à la postérité, mais plus ambigu et incapable d'avoir une descendance, n'a eu aucun successeur dans d'autres romans (ou presque).
Que dire des loup-garous ? Dans certains cas, ce sont des monstres, incapables de se contrôler, qui se reproduisent en mordant des humains. Dans d'autres, ce sont des créatures mi-hommes, mi-loups, qui fonctionnent plus ou moins comme une meute de loups et s'interdisent, comme ces derniers, la chair humaine... Ces derniers sont mes préférés d'ailleurs.
J'ai en tout cas peu lu, voire jamais lu, de grand roman à ce sujet. Il y a bien quelques romans contemporains, que j'ai vraiment beaucoup aimés et que je recommande, à l'instar de Blood and chocolate d'Annette Curtis Klause, ou la série Mercy Thompson de Patricia Briggs mais cela fait peu finalement.
Amis lecteurs, j'attends votre avis ! Moi qui choisis toujours le camp des loup-garous face aux vampires, j'aimerais en savoir un peu plus.
Enfin, pour revenir à Dracula, sachez que son père a écrit d'autres romans, moins connus, mais aux titres évocateurs, que j'aimerais lire, tels que The lair of the white worm - le titre est vraiment intéressant -, The jewel of seven stars ou encore Lady Athlyne.
Votre dévouée,
Anne Quent
Anne Quent
Oh il y a d'autres séries et livres que ceux que vous citez qui valent le détour dans le genre. Si vous avez apprécié le Dracula de Bram Stoker, je ne saurai ainsi que trop vous conseiller la lecture du Anno Dracula de Kim Newman, une véritable perle dans le genre : http://blog.vampirisme.com/vampire/?363-newman-kim-anno-dracula
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour votre message ! En fait, je pensais à des livres sur les loup-garous. Mais votre blog m'a donné envie de lire ce livre, et vos autres rubriques (votre article sur l'étymologie du mot vampire tout particulièrement). Au plaisir de vous relire !
RépondreSupprimerL'article sur l'Etymologie du mot vampire n'est pas de moi, mais d'un des rédacteurs du site qui répond au pseudonyme de NecuratIeles.
RépondreSupprimerAu plaisir également !
Quelques brides d'idées :
RépondreSupprimerJe pense que le vampire a eu droit une littérature beaucoup plus complète et "sérieuse" que le loup-garou à cause de son "humanité" et de sa sensualité, que le loup-garou ne possède plus. Le loup-garou est un animal, même s'il se contrôle ; son propre nom le sépare des humains. Le vampire, par contre, reste, en apparence, un homme, et sa tendance à mordre ses victimes dans le cou est synonyme de sexualité... En tout cas, c'est ce qui a fait le succès du personnage au 19e.
Je pense également qu'il est plus difficile d'écrire un scénario avec un loup-garou, car, quand il se transforme, il ne peut plus se cacher et il est difficile de le faire vivre "à la ville"...
Cela n'a rien à voir (enfin, je dévie du sujet principal, les esprits du thé à la violette me pardonnent), mais : "The lair of the white worm" ?
RépondreSupprimerPaf ! Je pense direct à Stephen King.
Genre ce serait une courte nouvelle ? Pfff, ça va faire longtemps...
Je reviens, je cherche (me turlupine de pas savoir, zutos).
Aha !
RépondreSupprimer'' (blablabla) related short story 'Jerusalem's Lot', is reminiscent of Stoker's "The Lair of the White Worm". ''
Je vais pouvoir dormir tranquille.
Vive internet.
Sinon, pas de "grand roman" à te proposer, mais puisque Mercy Thompson a bien marché, on peut tenter d'autres titres de ma bibliothèque ?
RépondreSupprimerJ'ai Bitten de Kelley Armstrong (pas super drôle mais le dilemme violence lycanthrope / valeurs morales humaines est bien exploré), et si tu veux découvrir des auteurs, j'ai aussi un recueil de plein de petites nouvelles.
Bon, j'arrête de te spammer et je vais dormir (pour de vrai cette fois).
Merci pour toutes vos réponses !
RépondreSupprimerPeut-être que le loup avait à l'époque une image trop crue et trop violente pour être élevé au même rang que le vampire (notons que dans Dracula, il obéit au Comte).
Pourtant, le loup-garou symbolise parfaitement la bête qui sommeille en chacun de nous, et les instincts violents souvent en contradiction avec les nécessités d'une société qui doit rester, en apparence du moins, policée et éviter le conflit physique...
Le loup-garou laisse ressortir ce côté animal mais ne peut, bien souvent, survivre qu'en contrôlant son côté "loup" (c'est en tout cas ce que racontent certains des romans que j'ai cités) ; autrement, le laisser prendre le dessus sur son côté humain l'amène à sa perte (les humains doivent le détruire pour survivre ou bien ses semblables lorsqu'ils ne veulent pas se faire remarquer des hommes).
Bonne nuit !