J'ai terminé Le repaire du ver blanc il y a quelques temps déjà et ai été tellement déçue que j'ai enchaîné directement avec La dame au linceul ! Ci-dessous mon avis sur les deux livres :
Le repaire du ver blanc (1911)
Histoire : un jeune australien, Adam Sandler, se rend en Angleterre pour y retrouver un grand-oncle, propriétaire terrien et dont les voisins agissent bien étrangement à certains égards, notamment Lady Arabella March, propriétaire de Diana's grove, également connue comme le Repaire du ver blanc.
Un récit étrange : intrigue sans logique ou cousu de fil blanc, au hasard de laquelle on rencontre des personnages dont l'intérêt ou le rôle m'échappe, des scènes incompréhensibles qui ne viennent jamais éclairer la suites des évènements, entrées fracassantes d'éléments qui ne réapparaitront pas (tels le coffre de Mesmer), personnages sans épaisseur et fades, récit ennuyeux et lecture difficile.
Je n'ai finalement terminé ce livre que pour deux raisons : il vaut mieux terminer ce que l'on a commencé, en particulier quand il s'agit d'un récit court, et j'ai tellement aimé Dracula que je voulais voir s'il y avait quelque chose à récupérer.
En effet, la fin du ver blanc est un chef d'oeuvre sanglant et horrifique (je n'aime pas ce mot, mais je n'ai rien trouvé de mieux). Elle est bien écrite et le lecteur la voit se dérouler sous ses yeux...
Voici également une critique, sur Nanarland, du film qu'en a tiré Ken Russel en 1988, apparemment aussi réussi que le récit lui-même...
La dame au linceul
Début du XX° siècle : Rupert Sent Leger, un jeune Anglais aventureux issu d'une famille pauvre, est désigné comme l'héritier d'un riche oncle à une condition : aller vivre au moins six mois dans la propriété du défunt, dans un Etat de l'Europe centrale, le Pays des Montagnes Bleues. Parti vivre dans ce château, il rencontre une nuit une mystérieuse jeune femme enveloppée dans un linceul, tandis que le pays auquel il commence à s'attacher risque de subir l'attaque de sa puissante voisine, la Turquie.
Voici un récit construit comme Dracula : il s'agit d'un ensemble de correspondances, de journaux et d'articles de presse, traversé, du moins en son début, par le même univers d'Europe centrale, gothique, un peu sombre, comme le célèbre roman. On perd bien vite cette atmosphère pour tomber dans un récit à la Jules Vernes, aux débuts de l'aviation militaire, à la veille de la Première guerre mondiale, dans un Etat qui veut réaffirmer son indépendance politique. Récit gothique qui se transforme bien vite en un récit d'aventures donc...
L'histoire est bien écrite (le lecteur lit entre les lignes la personnalité de chaque protagoniste), avec des touches de fantastiques sans toutefois éviter parfois de tomber dans les clichés (le personnage de Teuta ressemble beaucoup à celui de Mina Harker, idéal féminin doté de toutes les qualités). Elle m'a quand même tenue en haleine jusqu'au bout, même si, une fois le mystère de la dame au linceul levé, la lecture a été plus difficile.
Oeuvre qui n'égale pas Dracula, qui, comme pour beaucoup de personnes, reste mon étalon favori pour jauger les autres écrits de Bram Stoker, mais plaisante...
Il m'aura bien fallu un mois pour blogger ces critiques... sachant que j'aimerais désormais lire Danse macabre (Night shift) de Stephen King dont une des nouvelles, Celui qui garde le ver (Jerusalem's lot), rend hommage à la nouvelle de Bram Stoker. Cette dernière doit être moins mauvaise que je ne l'ai crue pour que Stephen King s'en soit inspiré.
A bientôt,
Anne Quent
Hum ! Je me prépare au pire alors ! ^^
RépondreSupprimerÇa donne tout de même matière à organiser une sorte de mini-challenge, non ? Lire le livre de Bram Stoker, regarder l'adaptation de Ken Russel (avec Hugh Grant !!!) et finir par Stephen King. Je tâcherai de faire ça cet automne. :)
La fin est une véritable apothéose (enfin du moins, l'avant-dernier chapitre...) !
RépondreSupprimerJe ne pense pas, quant à moi, relever le défi du film de Ken Russel... Dans la catégorie Nanars, je n'ai toujours pas vu L'attaque de la Moussaka géante, alors Le repaire du ver blanc...
Par contre, Danse Macabre, oui !
Hum ! Je viens de finir Le repaire du ver blanc et je ne sais pas quoi en dire sur le blog. O_o Perplexité absolue. En fait c'est un nanar de bouquin, pas surprenant qu'on en ait tiré un film-nanar... ^^
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