Je suis allée vérifier hier si l'année 2012 commençait bien hier au cinéma, devant La colline aux coquelicots des studios Ghibli !
Et elle commence plutôt bien. Je craignais d'être déçue par ce manga de Goro Miyazaki mais j'ai été agréablement surprise !
Voici le résumé (un peu amélioré) publié dans la presse :
Dans le Japon des années 1960 (1964, juste avant les JO de Tokyo), Umi est une lycéenne vivant dans une vieille maison au sommet d’une colline surplombant un port. Chaque matin, depuis que son père est mort en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article à ce propos dans le journal du campus. Dans le même temps, Umi fait la connaissance d'un lycéen très populaire, Shun, qui s'occupe dudit journal.
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, en particulier la sauvegarde du vieux foyer du lycée, le Quartier latin.
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, en particulier la sauvegarde du vieux foyer du lycée, le Quartier latin.
Mais leur relation semble compromise suite à la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
J'ai vraiment bien aimé La Colline aux Coquelicots, même si elle n'a pas eu l'effet d'une décharge électrique comme Princesse Mononoké.
L'histoire d'amour et d'amitié dont toutes les présentations du film font état m'a paru un peu fade mais émouvante.
J'ai surtout eu l'impression qu'elle était un prétexte pour raconter l'histoire d'un autre héros : le Quartier latin, le foyer du lycée que les lycéens vont tenter de sauver.
Cette vieille bâtisse est un véritable bric-à-brac, regorgeant de trésors architecturaux et d'objets plus ou moins précieux accumulés par les lycéens au fil des générations. Il abrite tous les clubs possibles et imaginables (mention spéciale au minuscule club de philosophie avec ses citations de philosophes allemands taggées sur la porte et à son voisin du dessus, quelque peu explosif, le club de chimie et SURTOUT, au club d'études des tâches solaires qui travaille sur la question depuis 10 ans et qui, dans sa grande humilité, ne saurait en tirer aucune conclusion trop hâtive, le soleil étant là depuis bien plus longtemps...) !
Ce vestige ne semble plus avoir sa place dans un Japon résolument tourné vers la modernité et prêt à accueillir les Jeux Olympiques de 1964, et certains veulent le détruire. Mais comme quelqu'un le rappelle dans le film, sans passé, inutile d'espérer un avenir... Ce passé sur lequel bâtir le futur, ce n'est évidemment pas la conservation religieuse (et en l'état !) des objets et souvenirs accumulés par les générations précédentes : comme un musée, le Quartier latin doit être rénové et entretenu, et ne conserver que l'important, sans compromettre la diversité qui faisait sa richesse (nos amoureux des tâches solaires inclus). Tout le monde ou presque mettra la main à la patte (et le club de philosophie, qui aura fait de nouveaux émules lors de la restauration du foyer, et celui de chimie pourront rester bons voisins) !
La bande originale, de Satoshi Takebe, que je connaissais pas, est très bien : très entraînante, un peu pop ou jazz (je ne sais pas) avec également quelques chants traditionnels superbes, chantés par des choeurs de lycéens !
Quant à l'image, elle est fidèle à la réputation des studios Ghibli. Les paysages sont magnifiques et l'anime fait parfaitement honneur au quotidien dépeint dans le film.
Bref, je recommande ce film !
Enfin, voici Douze anecdotes que j'ai trouvées sur Allociné et que je trouve plutôt amusantes !
A bientôt,
Anne Quent

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